Ce que personne ne te dit après avoir reçu une vision de Dieu
- Aurélie De souza
- il y a 36 minutes
- 4 min de lecture

Recevoir une vision de Dieu est probablement l'un des moments les plus exaltants que l'on puisse vivre.
Tout devient clair.
Tout semble évident.
On a l'impression que le plus difficile est derrière nous.
Après tout, si Dieu a parlé, alors tout devrait s'ouvrir naturellement.
C'est souvent à cet instant précis que commence la plus grande illusion.
Parce que ce que personne ne te dit, c'est que recevoir la vision est souvent la partie la plus facile de l'histoire.
La construire est une toute autre affaire.
En 2019, lors d'un séminaire prophétique, Dieu a déposé quelque chose dans mon cœur.
Je ne cherchais pas une ferme.
Je ne cherchais pas un ranch.
Je ne cherchais certainement pas à quitter la France.
Pour être honnête, cela ne faisait même pas partie de mes projets.
Et pourtant, cette vision est arrivée avec une telle force qu'il était impossible de l'ignorer.
J'ai vu des terres.
J'ai vu des animaux.
J'ai vu des familles.
J'ai vu un lieu où les gens viendraient se reconnecter à Dieu, à la nature et à eux-mêmes.
Je ne savais pas comment.
Je ne savais pas quand.
Je ne savais même pas dans quel pays.
Mais je savais que cette image ne venait pas de moi.
J'aurais aimé te dire que tout s'est enchaîné rapidement.
J'aurais aimé te raconter qu'une fois la vision reçue, toutes les portes se sont ouvertes.
Que les financements sont arrivés.
Que les opportunités se sont alignées.
Que les circonstances ont confirmé immédiatement ce que Dieu avait montré.
La vérité est beaucoup moins spectaculaire.
Pendant des années, il ne s'est presque rien passé.
Du moins en apparence.
La vision était là.
Mais la ferme n'existait pas.
Le ranch n'existait pas.
Les terres n'existaient pas.
Les bâtiments n'existaient pas.
Et surtout, les ressources n'existaient pas.
C'est là que beaucoup abandonnent.
Parce qu'ils confondent vision et réalisation.
Ils pensent que si Dieu leur a montré quelque chose, alors cela devrait arriver rapidement.
Ils interprètent l'attente comme un refus.
Le silence comme un abandon.
Les obstacles comme une erreur de direction.
Pourtant, dans mon expérience, Dieu est beaucoup plus préoccupé par la personne qui porte la vision que par la vitesse à laquelle elle se réalise.
Alors pendant que j'attendais une ferme, Dieu construisait autre chose.
Il construisait une entrepreneure.
Il construisait une dirigeante.
Il construisait une femme capable de porter davantage que ce qu'elle possédait à ce moment-là.
C'est ainsi qu'est née l'assistance virtuelle.
À première vue, cela n'avait aucun rapport.
Quel lien pouvait il exister entre une agence d'assistance virtuelle et une ferme en Afrique ?
Aucun.
Du moins, c'est ce que je pensais.
Alors j'ai travaillé.
J'ai appris.
J'ai structuré.
J'ai vendu.
J'ai accompagné des entrepreneurs.
J'ai construit des offres.
J'ai géré des équipes.
J'ai développé des compétences que je ne savais même pas nécessaires.
Pendant longtemps, j'ai eu l'impression de faire un détour.
Avec le recul, je comprends que je n'étais pas en train de m'éloigner de la vision.
J'étais en train de devenir la personne capable de la porter.
Parce qu'une vision sans capacité finit toujours par écraser celui qui la reçoit.
Puis est arrivé le moment qui semblait totalement irrationnel.
Quitter la France.
Partir pour l'Afrique.
Avec mon mari.
Avec nos trois filles.
Sans que tout soit parfaitement sécurisé.
Sans que tout soit parfaitement rentable.
Sans que tout soit parfaitement planifié.
Le genre de décision que beaucoup qualifient d'irresponsable.
Et je comprends pourquoi.
Nous vivons dans un monde qui célèbre les résultats mais qui méprise souvent le processus.
On applaudit les récoltes.
On critique les semailles.
On admire les bâtiments.
On oublie les fondations.
Pourtant, les fondations sont toujours plus coûteuses que ce que l'on imagine.
Parce que le vrai prix d'une vision n'est presque jamais financier.
Le vrai prix est souvent invisible.
C'est l'attente.
C'est l'incertitude.
C'est la persévérance lorsque personne ne comprend.
C'est la discipline lorsque rien ne semble avancer.
C'est la capacité à continuer quand les preuves visibles n'existent pas encore.
Aujourd'hui, lorsque je regarde les terres, les chevaux, les projets qui prennent forme et tout ce qui est en train de se construire au Togo, je comprends quelque chose que je ne comprenais pas en 2019.
La vision n'était pas le miracle.
Le miracle, c'était la transformation nécessaire pour la porter.
Nous sommes nombreux à demander à Dieu une vision.
Mais beaucoup moins nombreux à accepter les années de construction qui suivent.
Parce qu'entre la promesse et l'accomplissement se trouve un territoire que peu de gens aiment traverser.
Un territoire où Dieu travaille souvent davantage sur toi que sur ton projet.
Et c'est précisément là que se joue l'essentiel.
Car au final, la plus grande bénédiction n'est pas toujours ce que Dieu construit à travers la vision.
La plus grande bénédiction est souvent ce qu'il construit en toi pendant que tu apprends à lui faire confiance.
La vision est gratuite.
Sa construction coûte tout le reste.
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